JEAN- SEBASTIEN BACH (1685-1750)
 
CANTATE 4 : "Christ lag in Todebanden "   BWV4
 

L'une des plus connues, écrite pour le premier jour de Pâques en 1707, sa forme définitive en 1725.
Elle débute par la sinfonia et se continue par sept versets.
Issu de cantare, qui signifie «chanter», le mot «cantate» est l'exact pendant du mot «sonate», issu de sonare. La définition de la cantate est donc «quelque chose qui se chante». La cantate, au XVIIIe siècle, connaît, dans le champ de la musique sacrée, un avatar important : il s'agit de la cantate d'église du culte luthérien, celle-là même qu'illustrera avec tant de bonheur J.-S. Bach. On connaît la part prépondérante que tient, dans la liturgie luthérienne, l'assemblée des fidèles. Ces derniers ont à chanter ensemble des morceaux destinés à la méditation commune, les chorals. C'est donc autour de ces chorals que va s'articuler la cantate d'église au XVIIIème siècle. Elle est considérée comme une simple prédication en musique. Bach en écrivait une en début de semaine et l'exécutait le dimanche. Il en composa plus de trois cents mais il ne nous en est parvenu que la moitié.

Francesco DURANTE (1684 - 1755)
Litanies de la Vierge
 
 
Il est le principal représentant de l'école napolitaine du 18° siècle, avant tout un pédagogue. Il succède à Leo au Conservatoire Sant'Onofrio de Naples. Homme simple, paisible, intègre, sa réputation se répandit dans l'Europe entière. C'est la raison pour laquelle ses manuscrits se trouvent dispersés à Paris et à Vienne.
Il composa trois oratorios (tous perdus), quatorze messes, cinquante motets. Ses œuvres instrumentales sont peu nombreuses (huit quatuors, sonates, fugues et partitas pour clavecin, une sonate pour orgue, un concerto), mais rien pour le théâtre. Les qualités de sa musique sont : la liberté, la pureté, l'invention mélodique s'alliant à une certaine fantaisie.
 
 
 
 
Sonate n ° 4 en ut mineur pour violon et piano de J.S. BACH
exécutée par le duo Solange Dessane au violon et Jocelyne Roux au piano
 
 

 

"O Jesu Christe"  de Van Berchem
Cette oeuvre a été attribuée à tort à Jacquet van Berchem. Car on l'a souvent confondu avec Jacquet de Mantoue, de son vrai nom Jacques Colebault. Il s'installe à Mantoue en 1526. Ses manuscrits, dont ce « O Jesu Christe », ont été conservés au Liceo Musicale de Bologne. Il nous laisse plus de cent motets, deux cents messes, des hymnes, des magnificats, des psaumes, tous écrits entre 1520 et 1540. On ne peut que regretter que ses œuvres ne soient pas assez jouées.

« O magnum  mysterium » de Tomas Luis da Victoria (1548-1611)
C'est le plus grand compositeur espagnol de la Haute Renaissance. Vitoria a passé de nombreuses années à Rome au Collège Jésuite. Il retourna en Espagne où il servit la sœur du roi Philippe II. Il écrivit vingt messes, de nombreux magnificats, motets, lamentations et hymnes.

 


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