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Avec l’Ensemble Polyphonique de Nice, Les 31 mai et
01 juin 2008.

Echange et concert commun

TOULON,
EGLISE St JEAN BOSCO, Le Mourillon (la Mitre)
Le Samedi 31 Mai, à 21h00
Prix: 07 €uros

 

programme de l'Ensemble Polyphonique de Nice:
"Stabat mater" de POULENC
Direction: Avner SOUDRY
Piano: Mariella SINIEOKOFF

Francis Poulenc, né le 7 janvier 1899 à Paris, mort le 30 janvier 1963 à Paris, est un compositeur et pianiste français, membre du groupe des Six. Bien qu'il ait suivi quelques cours de composition avec Charles Koechlin, Poulenc est considéré comme un compositeur autodidacte. A dix-huit ans, il connaît une première réussite avec une Rapsodie nègre.  En 1936, il compose ses Litanies à la Vierge noire de Rocamadour, suivi en 1937 de la messe en sol majeur pour chœur mixte a cappella, d'un Stabat Mater (1950) et d'un Gloria (1959).

La composition de l'œuvre se situe chronologiquement entre celle de la Messe et celle du Gloria, deux de ses autres grandes pièces religieuses. Le Stabat est divisé en douze sections dont la première audition révèle assez clairement l'alternance presque systématique de sections calmes (1, 3, 4, 6, 8, 10, 12) et de sections animées (2, 5, 7, 9, 11). Claude Rostand, dans ses entretiens radiophoniques avec le compositeur, explique ainsi que les premières œuvres du maître « font penser aux églises romanes, alors que le Stabat Mater semble plutôt évoquer le style jésuite français, c'est-à-dire restant sobre tout en étant cependant orné »

L'écriture harmonique de cette pièce est d'une complexité rivalisant presque avec celle de sa Messe, pourtant les grappes de dièses et de bémols n'agressent jamais l'auditeur ; au contraire ces modulations permanentes sont stupéfiantes de naturel et surtout de souplesse, les altérations étant souvent issues de jeux d'enharmonie et d'ambiguïtés tonales ou modales.


programme de l'Ensemble Vocal Universitaire:
Direction: Jacques WOLFMANN
Piano: Jocelyne ROUX

« O Jesu Christe »  de Van Berchem
Cette oeuvre a été attribuée à tort à Jacquet van Berchem. Car on l'a souvent confondu avec Jacquet de Mantoue, de son vrai nom Jacques Colebault. Il s'installe à Mantoue en 1526. Ses manuscrits, dont ce « O Jesu Christe », ont été conservés au Liceo Musicale de Bologne. Il nous laisse plus de cent motets, deux cents messes, des hymnes, des magnificats, des psaumes, tous écrits entre 1520 et 1540. On ne peut que regretter que ses œuvres ne soient pas assez jouées.

« O magnum  mysterium »  de Tomas Luis da Victoria (1548-1611)
C'est le plus grand compositeur espagnol de la Haute Renaissance. Vitoria a passé de nombreuses années à Rome au Collège Jésuite. Il retourna en Espagne où il servit la sœur du roi Philippe II. Il écrivit vingt messes, de nombreux magnificats, motets, lamentations et hymnes.

Gabriel Fauré (1848-1924)
Fils d’un instituteur devenu directeur d’école Normale, Fauré obtient une bourse et entre à l’école de musique Niedermeyer… Il rejoint son premier poste d’organiste à Rennes, donne des leçons et compose intensément. Enfin à Paris, il s’engage dans la Garde Impériale en 1870. Après sa démobilisation, il participe à la création de la société Nationale de Musique (avec César Franck, Ernest Guiraud, Camille Saint-Saëns, Jules Massenet, Henri Duparc). Il entre comme directeur du Conservatoire de Paris et a comme élèves Claude Debussy et Maurice Ravel. Il est introduit dans les salons parisiens. En 1887, il écrit sa PAVANE, op 50, contemporaine du REQUIEM, et la dédicace à la Comtesse Greffulhe, qui régnait sur le plus huppé des salons. En effet, rois et reines d’Europe le fréquentaient. La partition initiale est écrite pour petit orchestre seul. La comtesse persuada Fauré d’y adjoindre des chœurs dont le texte fut hâtivement rédigé par son cousin, le comte Robert de Montesquiou.

Claude Debussy (1862-1918)
La musique de Debussy est aux antipodes du post-romantisme et du wagnérisme alors en vogue en Europe. Le développement traditionnel est abandonné, les thèmes fragmentés. La couleur et la sensation prédominent (souvent violentes: rien de plus faux que l’idée d’un Debussy flou ou vague; son dessin est toujours net et sa musique puissamment sensuelle), la dissonance s’émancipe. L’influence des traditions exotiques (gamme pentatonique, gamme par tons entiers...) est considérable. Enfin, dans cette œuvre exigeante, si l’expérimentation prime, le résultat n’est jamais inférieur à la pensée : harmoniste extraordinaire, excellent pianiste, orchestrateur d’exception, Debussy était aussi un artisan de la création musicale au sens fort du terme. Avant Stravinski et Bartok, il est l’un des grands émancipateurs de la musique occidentale. La période que l’on peut qualifier d’impressionniste dans la mesure où les contours mélodiques semblent s’y estomper dans une mosaïque de sensations, se clôt avec le scandale de la création de Pelléas et Mélisande (30 avril 1902). Si elle divise profondément la critique, l’œuvre place Debussy au premier rang des compositeurs français.
Charles d’Orléans(1394-1465) , duc d’Orléans est surtout connu par son œuvre poétique réalisée lors de sa longue captivité anglaise. Fait prisonnier par les Anglais à la bataille d’Azincourt (l415), il n’est libéré que 25 ans après. Debussy a trouvé en Charles d’Orléans un poète qui correspondait parfaitement à son état d’âme. Le même élan poétique... Ce cri d’amour pour la France qu’il devine par delà la mer:
      -Dieu! qu’il la fait bon regarder! La gracieuse, bonne et belle! Pour les grands biens que sont en elle. Chacun est prêt de la louer. Qui se pourrait d’elle lasser? Toujours, sa beauté renouvelle ! Dieu! qu’il la fait bon regarder! Par deçà, ne delà, la mer! La gracieuse, bonne et belle ! Ne sçay dame, ne demoiselle Qui soit en tous bien parfais telle. C’est un songe que d’y penser. Dieu! Qu’il la fait bon regarder!

Maurice RAVEL (1875-1937)
Maurice Ravel (Ciboure, 1875 — Paris, 1937) était un compositeur français de l’époque moderne. Son œuvre, fruit d’une recherche obstinée de perfection et d’un héritage complexe s’étendant de Rameau aux pionniers du jazz dénote un style original qui, après avoir bénéficié au début du siècle de l’influence impressionniste, s’orienta vers un néoclassicisme plus dépouillé. Reconnu comme un maître de l’orchestration et un artisan méticuleux, Ravel ne s’est jamais départi d’une sensibilité et d’une expressivité qui lui firent évoquer dans son œuvre « les jeux les plus subtils de l’intelligence et les épanchements les plus secrets du cœur». Le Boléro (1928), les deux concertos pour piano et orchestre (pour la main gauche, 1929-31 ; en sol majeur, 1930-31 et l’orchestration des Tableaux d’une exposition de Moussorgski (1922) sont les quatre œuvres qui ont le plus largement contribué, depuis des décennies, à la renommée mondiale du musicien. Le texte de « Trois beaux oiseaux du Paradis » est de Ravel.

LIONEL DAUNAIS
(Montréal, 31 décembre 1901 - 18juillet 1982). Lauréat (AMQ) 1925. Il étudia le chant sous la direction de Céline Marier et, plus tard, l’harmonie et la composition avec Oscar O’Brien. Auteur des paroles et de la musique d’une centaine de mélodies pour voix et piano et 18 pour chœur, Daunais a également fait l’harmonisation d’une quarantaine de chants folkloriques et composé une trentaine de chansons pour enfants. Après avoir pris connaissance des chansons de Daunais, Francis Poulenc lui déclara: «Il y a souvent un esprit cocasse dans votre musique et lorsque quelqu’un vous en fera la remarque, n’en rougissez pas, c’est un don très rare!» La plupart de ses œuvres, publiées ou manuscrites, ont été déposées à la BN du Québec dans un fonds qui comprend aussi notamment de nombreuses partitions d’opéras et opérettes et arrangements divers.

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